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Renforcer la résilience hydrique grâce à l’agriculture régénératrice

Posté le: 16/07/26 | Catégories: Ressources, BIO-TESTS & INDUSTRIES

Un programme d’agriculture régénératrice mené par Doktar pour améliorer la structure des sols, l’infiltration de l’eau et leur fertilité.

Renforcer la résilience hydrique grâce à l’agriculture régénératrice

Face à la raréfaction de la ressource en eau et à une répartition plus irrégulière des précipitations, la résilience des exploitations agricoles ne dépend pas uniquement des capacités d’irrigation. La structure du sol, son activité biologique et sa capacité à absorber puis à conserver l’eau jouent également un rôle déterminant.

Dans la région de Thrace, en Turquie, Doktar Technologies a accompagné des exploitants dans un programme d’agriculture régénératrice associant diagnostics de terrain, formation et planification des cultures. L’objectif : restaurer le fonctionnement du sol afin d’améliorer l’infiltration de l’eau, de limiter le stress hydrique des cultures et de renforcer la viabilité des exploitations.

En un coup d’œil

Zone du projet

Un programme conduit avec des exploitants expérimentés dans la région de Thrace, en Turquie.

Objectif hydrique

Retenir davantage d’humidité dans le sol sans fonder la démarche sur l’ajout de moyens d’irrigation.

Diagnostic des sols

Évaluation de la stabilité, du profil du sol et de sa capacité d’infiltration à l’aide d’observations de terrain.

Travail du sol

Une amélioration de la structure a été observée après trois années de culture sans labour, par comparaison avec un sol labouré.

Rotation planifiée

Un cycle régénératif de six ans adapté aux caractéristiques et aux contraintes de chaque exploitation.

Trajectoire à 2030

Le programme fixe un objectif annuel de renouvellement de 2 960 millions de litres d’eau à l’horizon 2030.

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Construire la résilience hydrique à partir du sol

Le programme repose sur un principe central : un sol stable, structuré et biologiquement actif est mieux préparé à recevoir l’eau et à la rendre disponible pour les cultures. La démarche ne consiste donc pas uniquement à gérer la quantité d’eau apportée, mais à restaurer les propriétés physiques et biologiques du sol qui déterminent son infiltration et sa conservation.

Doktar a combiné des diagnostics des parcelles avec des visites de terrain et des échanges avec les exploitants. Ces observations ont servi à identifier les différences entre les sols labourés, les parcelles conduites sans labour et les sols peu perturbés.

Observer la stabilité du sol grâce au test de délitement

Parmi les méthodes employées figure le test de délitement dans l’eau, également appelé slake test. Ce test visuel consiste à immerger un agrégat de sol afin d’observer sa capacité à conserver sa cohésion sous l’action de l’eau.

Des comportements contrastés selon les pratiques agricoles

Dans l’étude, le sol issu d’une parcelle labourée se désagrège rapidement. Après trois années sans labour, la stabilité observée est meilleure, même si elle reste inférieure à celle du sol forestier utilisé comme référence. Doktar associe notamment la cohésion de ce dernier à son activité biologique, comprenant les racines, les bactéries, les champignons et la glomaline.

L’examen du profil du sol complète cette première évaluation. Les différences de couleur permettent d’observer la présence de matière organique, tandis que les fissures et les galeries laissées par les racines et les vers constituent des voies de circulation pour l’eau. Ces passages facilitent son infiltration et permettent aux racines de se développer plus profondément.

Une rotation régénératrice planifiée sur six ans

Les informations recueillies lors des visites et des diagnostics ont servi à construire une rotation adaptée aux exploitations accompagnées. Le modèle prévoit notamment :

  • deux années de luzerne afin de participer à la gestion des adventices et à l’accumulation d’azote ;
  • une culture de colza d’hiver au cours de la troisième année ;
  • une culture de couverture ou un mélange au cours de la quatrième année ;
  • des cultures de tournesol et de blé d’hiver au cours de la cinquième année ;
  • une sixième année ajustable, pouvant intégrer de l’orge d’hiver, des lentilles ou une association entre culture de couverture et maïs.

Cette planification n’est pas présentée comme un modèle universel. Elle a été élaborée pour les exploitations concernées et doit rester adaptable en fonction des observations de terrain et des difficultés rencontrées.

Des effets agronomiques, environnementaux et économiques

Selon l’étude de cas, la transition vers des pratiques régénératrices a permis d’améliorer la structure du sol et de réduire les besoins en pesticides, en engrais et en carburant. La rotation sur six ans vise également à soutenir la fertilité, la biodiversité et la viabilité financière à long terme.

Une démarche fondée sur des résultats suivis

Doktar associe l’analyse des sols, les observations agronomiques, la formation et la planification des cultures afin de transformer les principes de l’agriculture régénératrice en actions mesurables et suivies dans le temps.

Doktar Technologies et ES France

Doktar Technologies développe des solutions d’agri-intelligence destinées à accompagner les exploitations et les entreprises agricoles dans leurs décisions. Ses solutions sont déployées dans plus de 30 pays et couvrent plus de 150 000 hectares.

ES France représente et distribue les solutions Doktar afin d’accompagner les acteurs agricoles français dans la mise en place de démarches fondées sur les données, la gestion durable de l’eau et le suivi des pratiques régénératrices.

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